L’accès à l’enseignement supérieur au Burkina Faso
BOLY Dramane - Démographe Institut National de la Statistique et de la Démographie
courriel : bolydramane@yahoo.fr ; dboly@issp.bf
03 BP 7118 Ouagadougou 03 Burkina Faso
L’éducation est un outil indispensable au bien être des personnes et au développement socio-économique et culturel d’un pays. Ainsi, les autorités africaines au lendemain des indépendances ont exprimé une volonté de développer l’éducation. Cette attention particulière reflète l’impact attendu de l’éducation sur le développement d’un pays.
L’intégration de la question d’éducation dans l’instance continentale africaine est ancienne, mais elle a été renforcée par Jomtien (1990) et Dakar (2000).
Malgré cette mobilisation internationale, régionale, nationale et les efforts déployés pour assurer cette universalité de l’éducation l’enseignement supérieur reste une priorité de second rang.
En Afrique francophone, l’enseignement supérieur est de nos jours confronté à d’énormes difficultés. Au niveau quantitatif elle a les taux de scolarisation les plus faibles du monde : 3% contre 8% dans les pays de niveau de développement comparable.
Par ailleurs, les succès de scolarisation primaire universelle et l’expansion du secondaire contribuent à l’augmentation de la demande sociale d’enseignement supérieur. Cette croissance de la demande va sans doute poser des problèmes quant à la capacité des systèmes des enseignements supérieurs à répondre à une telle demande.
Au Burkina Faso, selon les statistiques du Ministère de l’éducation nationale en 2008/2009 à peine 2% des enfants fréquentent l’enseignement supérieur. Les défis restent très énormes en termes d’accès à l’éducation surtout à l’enseignement supérieur.
Face à ces défis des interrogations se posent à deux niveaux :
Faut-il privilégier l’éducation de base au détriment de l’éducation continue ou professionnelle ? Autrement dit, qu’en est-il de la performance des politiques éducatives mises en place ?
Quels sont les enfants qui ont accès à l’enseignement supérieur ?
Les données du recensement général de la population et de l’habitation réalisée en 2006 et les politiques éducatives permettent de répondre à ces interrogations.
Notre analyse va consister en la description non seulement de l’effet des politiques éducatives mises en place sur l’accès à l’enseignement supérieur mais aussi du profil des enfants qui ont y accès.