LA PLACE DES UNIVERSITÉS PRIVÉES EN GUINÉE OU VERS UNE PRIVATISATION
Thierno Moussa DIAOUNÉ - Enseignant Chercheur à l’Institut Supérieur des Sciences de l’Éducation de Guinée (ISSEG) ; BP : 795 Conakry, Rép. de Guinée
Email : tmdiaoune@yahoo.fr
Résumé
Depuis l’indépendance à nos jours le système éducatif guinéen a subit plusieurs réformes afin d’améliorer l’accès et la qualité de l’enseignement supérieur. Avec l’instauration du système LMD (Licence-Master-Doctorat) en 2007 et l’émergence des universités privée (environ 50), l’État a envoyé cette année bon nombre d’étudiants au niveau d’une trentaine de ces Institutions d’Enseignement Supérieur privée tout en les subventionnant. Les raisons de ce choix stratégique sont dues aux difficultés rencontrées par nos universités publiques en termes d’effectifs pléthorique, mais aussi préconiser et encourager un autre modèle d’enseignement essentiellement libéral. Mais l’on se demande si les IES privées sont capables de répondre à un accroissement tant quantitatif que qualitatif des besoins de l’économie nationale en personnel qualifié, et répondre à de nouveaux besoins des entreprises. Une autre préoccupation est la non évaluation des programmes d’étude des IES privées par le Ministère en charge de l’enseignement supérieur afin de les valider. Pourtant, en Guinée, l’enseignement privé manque toujours de cadre juridique, l’État se contente pour l’instant à entériner les faits en délivrant des agréments en attendant un statut probable. De surcroit certaines universités ne répondent pas aux normes requises par rapport aux exigences du nouveau régime pédagogique. Et ce régime, le LMD est perçu comme un simple mode dévaluation universitaire et non comme un mode d’intégration professionnelle. C’est pour cette raison que nous devons interpeller le Ministère à veiller d’avantage aux structures de formation et à l’atteinte des finalités des IES privées afin d’aider l’enseignement public à surmonter ses difficultés.
-Summary
Since independence at our days the Guinean education system has undergoes several reforms in order to improve the access and quality of higher education. With the introduction of system LMD (Licence-Master-Doctorate) in 2007 and the private emergence of the universities (approximately 50), the State sent this year good number of students to the level of about thirty these Institutions Higher education private all in their subsidizing. The reasons of this strategic choice are due to the difficulties encountered by our public universities in terms of manpower plethoric, but also to recommend and encourage another model of primarily liberal teaching. But one wonders whether the private IES are able to answer an increase as well quantitative as qualitative in the needs for the nation's economy as a qualified personnel, and to meet new needs for the companies. Another concern is it not evaluation of the programmes of study of the IES deprived by the Ministry in load of higher education in order to validate them. For so much, in Guinea, private education always misses of legal framework, the State is satisfied for the moment to ratify the facts by delivering approvals while waiting for a probable statute. In addition certain universities do not meet the necessary standards compared to the requirements of the new teaching mode. And this mode, the LMD is perceived like a simple university devaluation mode and not like a mode of professional integration. For this reason we must challenge the Ministry to be taken care of advantage with the structures of formation and the attack of the finalities of the private IES in order to help public education to overcome its difficulties.