Les initiatives alternatives de lutte contre la baisse des niveaux scolaires dans les ménages au Nord-Cameroun
                                                              
Gnebora Omarou, Doctorant en Histoire à l’Université de Ngaoundéré, B. P. 454
E-mail : oumarougneboral@yahoo.fr  - Tél : 97 96 86 74

Résumé 
Le présent travail entend mettre en exergue les différentes mesures qui ont cours dans les ménages en vue de rehausser le niveau des enfants et par voie de conséquence leur assurer une bonne qualité d’éducation.  Ces initiatives qui constituent dans une certaine mesure une réponse à la baisse du niveau varient selon la position sociale de chaque famille, selon qu’elle se trouve en ville ou dans les zones rurales. Conscients du nombre impressionnant des échecs aux examens officiels, du taux  croissant de redoublement des élèves et convaincus que l’école est la voie de la promotion sociale, la condition d’accès à un autre statut du pouvoir, certains parents développent des mécanismes pour combler le déficit des connaissances observés dans le niveau scolaire de leur progéniture. Des cours de répétions aux cours des vacances en passant par des  groupes d’études sans toutefois oublier l’orientation des enfants dans les établissements privés ou à l’extérieur et l’usage de TIC sont autant des mesures auxquelles les parents ayant une position sociale aisée soumettent leurs enfants. Cette recrudescence de ces nouvelles alternatives place le système éducatif en mauvaise position et réduit par la même occasion le crédit des enseignants d’antan. A l’analyse devant toute cette situation, les enfants des zones rurales constituent les « déchets scolaires » compte tenue de leur condition socio-économique critique, limitant de ce fait leur accessibilité à une de ces initiatives de rémédiation de leur bas niveau à l’école.

Mots clés : initiatives alternatives ; baisse des niveaux ; école ; ménages ; Nord-Cameroun.

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