L'impact de  l'exode des cerveaux (brain drain) sur la recherche en éducation  dans les pratiques et politiques en Afrique. Exemple du Bénin

Auteur : Eric MONTCHO-AGBASSA
ROCARE-Bénin
Email: montercod@yahoo.fr

Résumé
Pour mener à bien la recherche en éducation, il faut des ressources humaines qualifiées. Or, l'Afrique est confrontée depuis des décennies à un phénomène qui, à l'instar de la traite des esclaves,  la vide d'une partie de son élite: l'exode des cerveaux. Selon A.S. Bubjra (Wither Social Sciences Institutions in Africa , AD, 1994, n° 1), l'une des explications de l'insuffisance des qualifications de haut niveau est l'exode des cerveaux ( brain drain). On rapporte que plus de 70.000 Africains diplômés ont choisi de demeurer en Europe (BM.1988, Education in Sub-sahara Africa,p. 81). Dans le même temps, les gouvernements africains font appel à l'assistance technique. Selon le troisième rapport du PNUD (1994) relatif au développement humain, il y aurait en Afrique 30 000 experts étrangers payés à grands frais, soit plus qu'à l'époque des indépendances (Le Monde, 25 avril 1992).

Il est maintenant question de l'immigration choisie à travers différentes initiatives telles que la Loterie « Visa » (Chez les américains), la « carte verte », chez les Européens. C'est dire, que le pire reste à venir pour le continent africain. 

On peut sans doute trouver de bonnes raisons pour justifier l'exode des cerveaux de l'Afrique vers le monde extérieur. Il n'empêche qu'il résulte pour l'Afrique un appauvrissement considérable en capacité d'invention, de créativité, de formation, de production, sans parler des pertes, difficiles à chiffrer, résultant des dépenses consacrées à la formation des diplômés africains.

Tout cela ne manque pas d'affecter la recherche en éducation d'un point de vue quantitatif et qualitatif.

Mots clés
: Exode des cerveaux, Afrique, recherche en éducation, impacts.

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