Politiques publiques des travaux de recherche en éducation au Cameroun : Redéfinir l’importance et la prise en compte des mémoires, étude de cas à l’Université de Ngaoundéré
PANDJI KAWE Guy Rostand
Doctorant en Histoire politique et culturelle
Faculté des Arts, Lettres et Sciences Humaines
Université de Ngaoundéré
Email: kawecm@afrik.com
Cette proposition s’attarde sur le faible pris en compte des travaux de recherche universitaires dans les politiques publiques d’éducation au Cameroun. Cette situation prévaut généralement dans un grand nombre d’universités, en particulier dans les sciences sociales. Dans un environnement où la culture de l’obtention du diplôme et le chômage tendent à déprécier la valeur de la recherche en elle-même, les travaux de recherche, parfois le fruit de mois entiers de labeur ne servent plus, ou ne servent pas à ceux à qui ils sont destinés. Nous nous appuyons sur l’exemple de l’Université de Ngaoundéré, en particulier au sein des départements d’histoire et de sociologie, où de nombreux travaux en sciences de l’éducation ont été entrepris au cours de ces dernières années. Ces départements sont, plus que les autres de l’institution, ceux qui ont le plus contribué à la production brute d’éléments importants pour un meilleur système de l’éducation, tant au Nord-Cameroun que dans d’autres régions.
Notre proposition passe en revue certains problèmes de l’éducation au Cameroun, aux niveaux inférieurs et universitaires, et retrace sur la base des documents de recherche existant, certaines suggestions susceptibles d’en réduire au moins l’importance. Nous développons par la suite les raisons qui expliquent le peu de considération dont les travaux de recherche en éducation font l’objet au sein des politiques publiques et locales. Enfin, cette contribution passe en revue les domaines au sein desquels ces travaux semblent encore être utiles et sont utilisés, en suggérant des pistes de réflexion qui aideraient à en faire un meilleur usage.