COMMUNIQUE DE PRESSE ROCARE  NO.2003-01

Janvier 2003                                   Cliquez pour vous inscrire sur le site du clearing house

COOPERATION IIEP - ROCARE POUR UNE MEILLEURE INFORMATION SUR L'IMPACT DU VIH/SIDA SUR L' EDUCATION EN AFRIQUE DE L'OUEST ET DU CENTRE

ATELIER ROCARE - IIEP SUR LE SERVICE D'ECHANGE  D'INFORMATION « CLEARINGHOUSE » : IMPACT DU VIH/SIDA SUR L’EDUCATION, 27-29 Janvier 2003, Accra (GHANA)

Cet atelier avait pour but d’opérationnaliser la convention de coopération entre le réseau ouest et centre africain de recherches en éducation (ROCARE) et l’institut International de planification de l’éducation de l’UNESCO (IIEP) basé à Paris en France. 

une vue du présidium à l'ouverture de l'atelier et  une vue de l'assistance à l'ouverture de l'atelier

                        

En effet si l'épidémie du Sida affecte la croissance des pays en développement et , accroît la pauvreté, son impact sur les systèmes éducatifs est encore plus dévastateur et lourd de conséquences à long terme (Le Monde, 11/07/2002). La Banque mondiale rappelle que, sur les 15 000  cas de  sida détectés par jour dans le monde, la moitié concerne la tranche des 15-24 ans (chiffres 1999). Les chiffres sont inquiétants, car on estime que dans le monde, 6 jeunes de moins de 25 ans sont contaminés chaque minute. De plus, les jeunes de 15 à 25 ans représentent aujourd’hui un tiers des séropositifs de la planète, soit dix millions de personnes, dont une grande proportion se trouve en Afrique (entre 75 et 83 %) . Ainsi en Afrique, ce sont donc les jeunes qui se trouvent décimés par cette pandémie. C’est par ailleurs ce que met en évidence un rapport de l’UNICEF qui appelle les responsables politiques de tous les pays à s’engager dans une " véritable guerre " contre l’épidémie (UNICEF, 2001). Très généralement, on compte parmi les jeunes décimés par le  sida, des enseignants qui constituent les poumons de l’institution scolaire. Près de 1,7 million d'élèves et d'étudiants en Afrique, ont perdu un ou une enseignante atteints du  sida en 1990, avec un taux de mortalité oscillant entre 64 et 70 % (World Bank,1992). En Afrique, les systèmes scolaires les plus touchés par les conséquences du phénomène sont ceux de la Zambie, de la Côte d'Ivoire, de l'Ouganda, de la République Centrafricaine et du Lesotho. Dans ces pays, sont enregistrés en moyenne 10 cas de décès d'enseignants par mois, soit une perte annuelle de plus de 100 enseignants. En Côte d’Ivoire, selon certaines estimations 5 enseignants en moyenne décèderaient chaque semaine du virus du  sida. La situation du système scolaire zambien se révèle très préoccupante. Rien qu'en 1998, ce pays a perdu 1 300 enseignants du fait du  sida, soit l'équivalent de « deux tiers de tous les nouveaux enseignants formés chaque année dans ce pays . L'école zambienne courait même le risque de voir doubler ses pertes en maîtres entre 1999 et 2000 » (MOH of Zambia, 1999). Une étude réalisée par la Banque Mondiale (2000) prévoyait qu'entre 2010 et 2020, , « le  sida aura tué entre 15 000 et 27 000 enseignants ». Ce qui serait une catastrophe pour le continent le moins scolarisé à cause du manque d'enseignants formés, d'écoles équipées en nombre suffisant.

Aussi la participation du ROCARE au service d’échanges et d’information « clearinghouse » de l’IIEP vise à assurer par une mobilisation régionale la mise à disposition d’informations documentaires de qualité sur l’impact du VIH/SIDA et éducation en Afrique de l’Ouest et du Centre, afin de mieux informer les décideurs et autres praticiens de l’éducation dans l’élaboration des politiques en la matière.

L’atelier a permis d’élaborer une méthodologie commune de collecte et de traitement de données documentaires relatives à l’impact du VIH/SIDA sur l’Education en Afrique de l’Ouest et du Centre.

Il aura permis également aux partenaires d’élaborer un chronogramme des activités 2001-2002 sur la participation du ROCARE aux activités du service d’échanges et d’information (clearinghouse ) de l’IIEP sur l’impact du VIH/SIDA et EDUCATION en Afrique de l’Ouest et du Centre.

Cinq (5) pays membres du ROCARE ont prit part à l’atelier en la personne de leur coordonnateur national (Côte d’Ivoire, Ghana) ou de leurs chercheurs membres du réseau national (Burkina Faso, Sénégal, Cameroun). Le Togo a pris part en qualité d’observateur en la personne de son coordonnateur national.

Deux animateurs venus de la France, y ont participé aux travaux en la personne de Monsieur David Clarke (program senior specialist IIEP ) et Mme Tara Bukow (responsable du clearinghouse IIEP).

La coordination régionale du ROCARE était représentée par Mme Kathryn Touré (coordonnatrice régionale) et du chargé d’information.

La cérémonie d’ouverture a eu lieu le lundi 27 janvier 2003 avec le discours de Monsieur le Directeur adjoint de « Ghana Education Services » (GES) dans les locaux de du West African Education Council (WAEC) à Accra, où les travaux se sont déroulés pendant 3 jours en plénières ou en groupes de travail.

La coordination régionale du ROCARE et l’IIEP remercient le réseau national du ROCARE Ghana en particulier Monsieur Joshua BAKU d’avoir accepter d’abriter l’atelier et, de mettre à la disposition des participants les moyens nécessaires aux travaux pendant toute la durée de l’atelier, et expriment leur profonde gratitude à l’endroit du peuple ghanéen et des autorités ghanéennes pour leur hospitalité.

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