COMMUNIQUE DE PRESSE ROCARE NO. 2003-02

Février 2003

PARTICIPATION DU ROCARE A L’ATELIER DE FORMATIONGTASE/ADEA SUR LE PROCESSUS DE L’ANALYSE SECTORIELLE EN EDUCATION, COTONOU (BENIN)
25-27 Février 2003

Le Réseau Ouest et Centre Africain de Recherche en Education (ROCARE) a participé à Cotonou au Bénin à un séminaire de formation, organisé par le Groupe de Travail de l’Association pour le développement de l’éducation en Afrique (ADEA) sur l’Analyse sectorielle en Education. Le ROCARE était représenté par Mme TOURE Kathryn Coordinatrice Régionale, Mme ALI Mariama du Niger, Mme WOMAS Hélène du Togo et M. SALAMI Naïm du Bénin (cf. photo ci-dessous). Cette formation qui entre dans le cadre du renforcement des capacités à l’analyse sectorielle en  éducation était  conduite sous l’égide de M. DEBOUROU Djibril consultant et député à l’assemblée nationale du Bénin et, M. Richard SACK Consultant et ancien secrétaire de l’ADEA et, a vu la participation des équipes pluridisciplinaires des ministères de l’éducation , de la fonction publique, de la planification et des finances des trois pays. Après l’ouverture des travaux , M. Richard SACK a entretenu les participants sur le processus d’analyse sectorielle qu’il a présenté comme une analyse des politiques éducatives qui nécessite une compréhension empirique et analytique pour fournir un cadre pour l’élaboration des objectifs, des cibles, des critères et des priorités, fournir un savoir approfondi sur l’état du secteur. En principe l’analyse sectorielle en éducation est un processus qui permet de développer et le savoir et les capacités. Elle permet également d’établir une base de   donnée et une méthodologie pour planifier en : 

En conclusion pour M. Richard SACK la réussite d’une politique éducative repose sur une bonne analyse des capacités institutionnelles. Ensuite ce fut le tour des différentes délégations du Niger, du Togo et du Bénin de présenter chacune l’expérience de son pays en matière d’analyse sectorielle ; ces exposés ont essentiellement axé sur les différents systèmes éducatifs , les différents projets et reformes entrepris afin de rendre les systèmes plus performants. Ces exposés suivis de débats ont occasionné de fructueux échanges entre les participants. La deuxième journée était consacrée aux travaux en atelier où les participants se sont exercés à analyser le document cadre de politique éducative du Bénin de 1991 axé sur six points :

Cet exercice a permis aux différents groupes d’analyser le processus de l’analyse sectorielle. Cette analyse a également permis d’apprécier les points forts du document mais aussi de détecter ses insuffisances par rapport à la situation actuelle. La troisième journée les participants ont suivi l’exposé de M. François Labé (Consultant à l’INFRE de Porto-Novo et membre du ROCARE-BENIN) sur le plan d’action des programmes d’études de l’enseignement primaire au Bénin élaboré en 1992. L’objectif visé était de doter l’enseignement primaire de nouveaux programmes d’études basés sur les compétences recherchées pour l’élève à la fin de l’école primaire. Au cours de son exposé M. LABE a fait ressortir les différentes étapes suivies pour l’élaboration du plan d’action, ensuite les résultats obtenus après sa mise en œuvre et aussi les difficultés rencontrées lors de la mise en œuvre. L’exposé fut suivi d’un travail en atelier où les participants se sont exercés à élaborer le plan d’action d’un programme d’éducation. Cet exercice a donné l’opportunité aux séminaristes d’appréhender les enjeux que présente l’élaboration d’un plan d’action d’un projet et surtout les difficultés de sa mise en œuvre notamment les différentes formes de résistances que l’on peut rencontrer. M. Joseph AHANHANZO (Directeur programmation au Ministère et membre du ROCARE–BENIN) a présenté un projet pilote pour la gestion prévisionnelle des enseignants. Cette présentation a permis de discuter des paramètres à prendre en compte lors de la mise en œuvre d’un plan d’action à la suite d’une analyse sectorielle. C’est sur ce point que le séminaire a pris fin. Le ROCARE, conscient de l’importance de l’analyse sectorielle dans la formulation et mise en œuvre des politiques et plans éducatifs, a apprécié cette initiative de l’ADEA et s’engage à y contribuer davantage à travers les recherches en éducation. 
(Communiqué préparé par Mme Mariama ALI et Mme Hélène WOMAS)

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